En 2019 soyez curieux !

Faire écho pour continuer d’apprendre

Je pense que le travail d’apprentissage ne se limite pas à la salle de cours ou face à un écran.

Pour certaines formations c’est évident. Vous suivez un cours sur un logiciel ou une langue vivante, dès que vous allez parler ou utilisez le logiciel vous allez convoquer les connaissances acquises ce qui aura comme effet en retour de renforcer votre connaissance en la reliant à votre expérience.

Pour d’autres formations c’est moins évident mais tout aussi important. Un exemple, aujourd’hui j’apprends comment fonctionne une banque grâce au Mooc créé par Bärchen : disponible ici.
Demain je lis un article sur la BCE, je vois une publicité pour un crédit, je reçois mon relevé de compte, un ami me parle du prix de l’immobilier : autant d’événements qui vont continuer mon apprentissage. Ils réactivent ce que j’ai appris et le renforcent en traçant des correspondances avec mon expérience personnelle.
L’article illustre l’impact de la politique monétaire que j’ai vu en cours, la publicité me fait penser au niveau des taux explicités dans la formation, je perçois la relation entre mes dépôts et mon crédit immobilier en cours, j’imagine une hypothèse entre taux bas et prix de l’immobilier dont se plaint mon ami.

Apprendre c’est tisser des liens entre nos connaissances et la réalité du monde qui nous entoure. Nous avons besoin de nos connaissances pour comprendre ce monde mais en retour cette compréhension du monde renforce nos connaissances et en apporte de nouvelles.

Une chaise ou un fauteuil ?

Prenons un rapide exemple. Une chaise est un siège sans accoudoir ce qui la différencie du fauteuil. C’est la connaissance de départ, une définition que vous avez acquise soit de façon explicite ou empirique quand vous étiez enfant.

Tous les jours, vous reconnaissez une chaise en un clin d’oeil. En retour chaque nouveau type de chaise rencontrée va augmenter le nombre de formats de chaises que vous connaissez. Votre connaissance des chaises est plus riche.



Certains objets vont également vous interroger sur ce qu’est une chaise, remettre en question votre définition. Ce meuble est il une chaise ou un fauteuil ? Accoudoirs mais loin du confort auquel vous associez le fauteuil.

Et cela qu’est-ce que c’est ? Un fauteuil ? Une chaise ? Autre chose ?

Ce fonctionnement a deux implications.

1. L’une que nous avons déjà abordée sur la nécessité d’une application après n’importe quelle formation : (billet : 4 principes pédagogiques). Laisser vos connaissances bien au chaud dans votre cerveau et elles disparaitront, jetées progressivement dans l’oubli par une mémoire qui ne garde que ce qui lui semble utile. Utiliser vos connaissances et la mémoire les considérera comme utiles.

2. L’autre sur le fait que nous nous formons en permanence. A chaque instant de la journée nous absorbons des informations qui sont décryptées en fonction de nos connaissances déjà présentes. Ces informations vont s’accrocher aux notions que nous maitrisons déjà et les impacter, les renforcer, les modifier.

Apprendre est un état d’esprit

Mobiliser ses connaissances, les confronter à la réalité est une action la plupart du temps totalement inconsciente et automatique. Quand vous prenez une chaise vous ne vous dites pas consciemment « ça c’est une chaise et c’est fait pour s’asseoir dessus ».

En revanche l’apprentissage peut être aussi une action volontaire. Je peux très bien ne pas faire l’effort de me souvenir de la partie de la formation sur la politique monétaire quand je lis l’article de la BCE, je peux jeter un œil sur la publicité sur les crédit ou sur mon relevé de compte sans faire de connexion avec ce que je viens d’apprendre ou ne pas réfléchir à la relation entre taux bas et demande en immobilier.

Qui m’incite à faire ce petit travail ?

Ma curiosité.

La curiosité est le premier moteur de l’apprentissage. La curiosité est une forme de soif d’apprendre et de devenir meilleur. Elle force à récolter les informations que le monde nous donne à chaque instant pour les transformer en connaissance et compréhension. Les relier aux points d’ancrage que sont nos connaissances actuelles, les modifier et les enrichir voir les remettre en question ou détecter le besoin de nouveaux points d’ancrage quand toutes nos connaissances ne sont pas suffisantes pour comprendre ce dont nous sommes témoins.

Quelqu’un qui n’est pas curieux aura beau être attentif et concentré en cours il ratera une partie essentielle de la formation, celle qui a lieu après le cours, tous les jours en étant à l’écoute de son environnement. Les informations nouvelles glisseront sur lui comme de l’eau sur du Teflon.

Mes vœux pour 2019 : pourquoi ? pourquoi ? pourquoi ?

Tout le monde est curieux de nature, certains l’ont juste oublié. La bonne nouvelle est que la curiosité peut être réveillée. Il suffit de (se) poser des questions en permanence et notamment la plus importante : pourquoi ?

Pour mieux apprendre du monde et de vos formations soyez curieux. C’est en tous cas ce que je vous souhaite pour cette nouvelle année qui commence !

Très bonne année à vous !

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