Évolution de la Certification AMF – 2020 l’année du changement

Modification de l’examen certifié à horizon 2020

Tout au long du premier semestre 2018, les organismes de formation proposant un examen certifié ont travaillé sous l’impulsion de l’AMF pour modifier la certification AMF. En fin de semestre ils ont rendu au Collège de l’AMF les conclusions des différents ateliers thématiques. L’objectif de la révision est multiple :

  • Actualiser la grille des connaissances ;
  • Préparer la fusion avec l’examen des CIF qui aura lieu à cette date;
  • Eviter des stratégies de bachotage centrées sur l’apprentissage des questions, sans compréhension du sujet;
  • Augmenter la qualité et l’homogénéité des examens.

L’AMF nous a réunis ce lundi 17 décembre 2018 matin pour rendre compte des décisions prises par le Collège concernant les évolutions de cet examen.

Points clés à retenir :

  • Chaque organisme délivrera 200 Q pour constituer une base en français de 2600 questions qui constituera une base unique d’où seront issus tous les examens.
  • La grille sera ajustée à la marge en intégrant des points sur la macro-économie, la logique de mesure de performance et de risque, la finance durable.
  • Il y aura toujours une partie technique et une partie réglementaire (A et C) et il faudra réussir les deux parties impérativement mais le niveau de difficulté sera homogénéisé à 80% pour chaque partie.
  • La bascule aura lieu au 1er janvier 2020.

Une bonne nouvelle

L’évolution de la certification est une bonne nouvelle. Au delà de la révision de la grille qui permettra de rééquilibrer et compléter les sujets, elle bloque surtout les stratégies de bachotage pur des questions pour replacer les stratégies de compréhension au centre de la démarche d’apprentissage.

Aujourd’hui encore, trop de candidats se précipitent sur la base de questions sans chercher à obtenir une compréhension globale des sujets alors mêmes qu’ils disposent d’outils adéquats comme notre MOOC qui cible les sujets clés de l’examen (voir notre offre). Il y a plusieurs raisons à cela :

  • les candidats qui bachotent réussissent in fine l’examen et n’ont pas conscience que leur stratégie n’est pas optimale car ils n’ont rien essayé d’autre. Le bouche à oreille (« fais comme moi, travaille sur les questions directement ») fait que cette pratique perdure donc et ce malgré les communications contraires (principe de renforcement des croyances).
  • Le travail sur les questions favorise l’illusion de maîtrise. Le candidat a l’impression de progresser.  Ce dont il n’a pas conscience c’est qu’il va oublier très vite ce qu’il vient d’apprendre. D’autant plus vite d’ailleurs qu’il ne comprend pas de quoi on parle (apprentissage hors sol).
  • La courbe en J. Un travail sur la compréhension passe obligatoirement par un apprentissage en partie déconnecté des questions proprement dit, même si nous utilisons ces questions pour initier puis contrôler l’apprentissage. Le travail sur le fond apparaît moins immédiat et demande un temps de concentration plus long que l’apprentissage des questions.
    Quand on apprend une langue, apprendre des phrases toute faites semble plus facile et plus utile que de travailler la maîtrise des règles de grammaire qui permettront pourtant ensuite de conjuguer tous les verbes à tous les temps et de comprendre le sens de toutes les phrases !

La nouvelle base unique enverra un message fort : n’essayez même pas d’apprendre la base par coeur, c’est impossible.

Retour sur expérience : bachotage Vs MOOC

La stratégie de bachotage est stérile en termes de compréhension des connaissances intégrées et n’est pas la meilleure stratégie en termes de réussite à l’examen comme les analyses que nous avons réalisées à l’été 2017 nous l’ont montré.

En étudiant les comportements d’un échantillon d’un peu moins de 800 participants, nous avons en effet remarqué que les apprenants choisissant une stratégie axée sur l’apprentissage des questions (cluster « bachotage ») travaillent plus et performent moins bien que les candidats qui ont réalisé au moins 40% du MOOC (cluster « MOOC »).

A noter que ces derniers ne travaillent pas beaucoup plus au final que ceux qui se réveillent tardivement (cluster bosse-pas) pour des résultats sans commune mesure.

Comprendre pour mieux apprendre

Cette analyse statistique corrobore l’adage qui est le nôtre « Comprendre permet de mieux apprendre ».

Toute notre approche de préparation est basée sur ce principe, que ce soit avec les outils d’autoformation (ebook, Mooc, plateforme, fiches de synthèse) qu’avec les formations présentielles centrées sur une approche métier (à quoi cela va vous servir).

La révision de la Certification, 10 ans après sa création constitue donc une bonne opportunité pour faire évoluer les pratiques et permettre une élévation des niveaux des conseillers sur le sujet de l’épargne financière qui reste un de leur point faible.

L’enjeu n’est pas nul, des conseillers plus compétents, cela implique une meilleure collecte d’épargne longue pour préparer les retraites comme financer les entreprises, notamment si l’argent devient moins facile qu’actuellement.

 

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