Piloter la liquidité d’un établissement de crédit

Une approche opérationnelle

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28 et 29 septembre 2017 (Paris centre)
Objectifs de la formation

  • Maîtriser le cadre règlementaire qui régit la liquidité des établissements bancaires
  • Comprendre ce qui rapproche et ce qui sépare les approches règlementaires et opérationnelles de la liquidité
  • Définir les principaux indicateurs qui permettent d'optimiser le pilotage de la liquidité de son établissement
Programme détaillé

Principaux aspects du pilotage

  • Identifier les facteurs de risque
  • Se doter des moyens de rassembler et mettre en forme les informations nécessaires et suffisantes
  • Mesurer et assurer le suivi et le contrôle de la liquidité
  • Communiquer en interne et en externe
  • Mener les actions correctrices – notion de plan d'urgence et de cellule de crise

Liquidité Long Terme – Liquidité Court Terme

  • Risques inhérents à chacun des deux aspects
  • Cohérence entre pilotage du LT et du CT

Rappel du cadre règlementaire

  • Historique
    • Règlement 88-01 & déclaration 4005
    • Crise(s) de liquidité depuis 2007

Etude de cas : Analyse de graphiques de paramètres de marché

  • Arrêté du 5 mai 2009,
    • Modèle standard

Etude de cas : Analyse de l'incidence de différentes opérations sur le modèle de liquidité standard

  • Modèle interne
    • Approche Comité de Bâle
  • Liquidity Coverage Ratio
  • Net Stable Funding Ratio

Approche réglementaire de la liquidité

  • Choisir son modèle
  • Comment s'organiser ? (organisation interne, équipes dédiées, outils et technologies, méthodologies et procédures)
  • Intégration des processus dans le fonctionnement de la Banque
  • Quel périmètre couvrir ?
  • Quels rapprochements comptables à opérer ?

Approche opérationnelle de la liquidité

  • Notions comparées de bilans et de bilans de liquidité
  • Notion de bilan échéancé, statique ou dynamique
  • Hypothèses de renouvellement des tombées de tirages des engagements, de liquéfaction sur les marchés ou auprès des banques centrales

Etude de cas : Exemple de construction

Etude de cas : Etablissement d'un tableau comparatif aspects règlementaires et aspects opérationnels

Indicateurs cibles en modèle interne

  • Impasses dynamiques stressées,
    • Notion de stress scénarios
    • Analogie avec la VaR
    • Survival period

Etude de cas : Exemple de calcul d'impasses dynamiques stressées

  • Diversification(s),
  • Réserves de liquidité

Perspectives d'avenir

  • Harmonisation ou convergence entre préceptes des principaux régulateurs
  • Développements méthodologiques
    • Best practices et uniformisation
    • Créativité et recherche sur des concepts plus aboutis : analyses de bilans forward



Denis Gobillot

Denis Gobillot

Denis a plus de 20 ans d'expérience bancaire. Il a commencé sa carrière en tant qu'actuaire, contrôleur de risque et ingénieur financier en recherche et développement pour le Groupe Natixis. Après avoir été Risk Manager des activités de Trésorerie du Crédit Lyonnais, il exerce en Front Office depuis 7 ans les fonctions de Liquidity Manager chez CA-CIB. Au sein de la Direction de la Gestion Financière, rattaché au Trésorier Groupe, il est en charge du pilotage opérationnel de la liquidité court terme du Groupe Crédit Agricole. Il intervient activement dans la stratégie de refinancement du Groupe au niveau mondial et offre un rôle de correspondant avec les régulateurs sur les aspects de liquidité.



Interview de Denis Gobillot, intervenant de Piloter la liquidité d'un établissement de crédit RIS50


Bärchen : Il existe beaucoup de séminaires qui s'attachent à présenter les changements réglementaires dans l'obligation de gestion des risques de liquidité par les banques, en quoi le vôtre est-il différent ?

Denis Gobillot : La liquidité n'est pas un concept que les établissements bancaires ont découvert ces derniers mois sous la pression des régulateurs. Depuis plusieurs années, même si certains établissements se contentaient du simple calcul du ratio de liquidité à un mois tel qu'exigé par la Commission Bancaire (règlement 88-01), d'autres avaient développé des outils qui leur permettaient un pilotage moins « normé » et directement dérivé du propre business model de l'établissement.

L'objet du séminaire est de mettre en exergue les différences entre pilotage réglementaire et pilotage opérationnel, en insistant sur l'optimisation du couple technicité/faisabilité pour ce dernier. En effet, de par la taille aujourd'hui des plus grands établissements bancaires de la place, le modèle permettant le pilotage se doit d'être suffisamment robuste pour être déployé au quotidien sur un périmètre multi-site et multi-activités, tout en restant parfaitement pertinent.

Bä : Quel est l'objectif de votre séminaire ?

DG : L'objet du séminaire est de décrire les différentes composantes de l'approche de la problématique de la liquidité bancaire, en mettant en évidence ce qui rapproche et ce qui diffère entre l'approche réglementaire et l'approche opérationnelle. Le but étant que les participants ressentent la nécessité d'aller au-delà des seules exigences réglementaires, de ne pas les considérer comme des contraintes mais de capitaliser sur ces simulations pour définir et monitorer au plus juste, donc au moindre coût, les coussins de liquidité nécessaires au bon fonctionnement prudentiel de l'établissement.

Bä :Votre approche est résolument pratique et intègre de nombreuses études de cas, sont-elles fondées sur votre propre expérience de liquidity manager ? Ces pratiques sont elles transposables dans d'autres banques ?

DG : Bien évidemment, il est préférable de communiquer sur des techniques éprouvées qui ont montré leur pertinence. Les exemples et les études de cas qui seront proposées dans le cadre de ce séminaire sont issus du quotidien des équipes en charge du pilotage de la liquidité court terme de la banque.

Ces problématiques se retrouvent dans tous les établissements bancaires, sous des formes qui peuvent être différentes selon la finalité des activités encadrées (on ne traitera pas selon les mêmes modélisations une banque de financement et d'investissement et une banque de détail), et ces approches peuvent être aisément transposables à tous les types d'établissement.

Bä : Qui est concerné par ce séminaire ? Les gestionnaires de bilan ? Responsables des risques ? Trésorier ? Fonctions supports ?

DG : Le pilotage de la liquidité concerne pratiquement tous les secteurs de la banque : la gestion actif/passif, la direction des marchés, la direction des risques, la direction de la comptabilité, les équipes IT,....

Cumulant les approches réglementaires et opérationnelles, ce séminaire peut servir à éclairer ces différents intervenants et apporter des réponses aux différentes questions que peuvent se poser les représentants de ces différentes équipes.

Pour les plus petites structures bancaires, il doit permettre d'avoir une vision périphérique de toutes les composantes fondamentales qui doivent être incorporées dans le futur modèle interne de liquidité.

Pour les plus grands établissements, il doit permettre de conforter l'approche retenue en l'enrichissant d'idées nouvelles.

Denis a plus de 20 ans d'expérience bancaire. Il a travaillé pendant 10 ans à la BFCE en tant qu'actuaire, contrôleur de risque et ingénieur financier en recherche et développement. Après avoir été Risk Manager Trésorerie au Crédit Lyonnais, il est depuis 5 ans Liquidity Manager chez CA-CIB. Au sein de la Direction des Marchés de Capitaux, rattaché au Trésorier Groupe, il est en charge du pilotage opérationnel de la liquidité court terme du Groupe CA-CIB. Il intervient activement dans la stratégie de refinancement du Groupe au niveau mondial et offre un rôle de correspondant avec les régulateurs sur les aspects de liquidité.

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